Ce qui a changé

En premier trimestre 2026, les transactions immobilières réalisées par des étrangers en Espagne ont globalement reculé de 13 % par rapport à la même période de 2025, avec 62 327 achats enregistrés au total. Cependant, dans la province d'Alicante, la situation demeure marquante pour les Algériens. Selon les données du Conseil général du notariat et reprises par plusieurs médias, les Algériens ont réalisé 104 acquisitions dans la ville d'Alicante au premier trimestre 2026, ce qui représente une progression par rapport à 439 transactions en 2025. Cette position leur confère le premier rang parmi les nationalités étrangères achetant des biens immobiliers dans la commune d'Alicante, devant les Ukrainiens (62), les Italiens (47), les Néerlandais (27) et les Britanniques (25).

Les prix moyens des logements acquis par des étrangers en Espagne ont continué de monter, atteignant 2 644 € par mètre carré, soit une hausse de 9,4 % sur un an. Les investissements algériens se concentrent principalement sur des appartements anciens d'environ 75 à 80 m², avec un budget moyen allant de 85 000 à 125 000 euros. Cette fourchette correspond au segment accessible du marché résidentiel urbain, loin des villas côtières et des biens haut de gamme privilégiés par certains acheteurs européens.

Pourquoi cela compte

L'Alicante conserve sa position de principal pôle d'attraction immobilier international en Espagne, ayant comptabilisé 6 557 logements acquis par des étrangers au premier trimestre 2026. La présence algérienne s'inscrit dans un contexte plus large de migration et d'investissements transfrontaliers, avec une communauté algérienne dans la province d'Alicante estimée entre 16 000 et 17 000 résidents — soit environ un quart de l'ensemble des Algériens recensés en Espagne. Cette concentration démographique renforce les liens familiaux et économiques entre les deux pays.

Sur le plan financier, les dépenses moyennes des acheteurs algériens s'élèvent à 132 079 euros, nettement inférieures à la moyenne des acheteurs étrangers en Espagne (245 431 euros) mais supérieures à celle des Marocains (53 257 euros). Cette différence reflète un profil d'investisseur différent, orienté vers des biens plus accessibles et des investissements patrimoniaux plutôt que vers l'immobilier de luxe.

Ce qu'il faut surveiller

Plusieurs facteurs méritent d'être suivis avec prudence. Le marché immobilier espagnol global ralentit, avec une baisse de 13 % des transactions étrangères au premier trimestre 2026. Par conséquent, la croissance des parts de marché des Algériens à Alicante s'inscrit dans un contexte de ralentissement plus large. Les restrictions bancaires internationales et les difficultés d'accès au crédit immobilier pour les non-résidents hors Union européenne expliquent en grande partie le recours limité aux prêts hypothécaires, favorisant les achats au comptant.

De plus, les données proviennent du premier trimestre 2026 et peuvent être sujettes à des ajustements ultérieurs. La concentration algérienne à Alicante ne reflète pas nécessairement une tendance nationale, et la comparaison avec d'autres régions espagnoles nécessite des nuances. Enfin, bien que les sources aient mentionné une vérification croisée du sujet, aucune affirmation de test exhaustif ou de consensus expert n'est possible à tirer de ces extraits.